C’est une question qui revient souvent : puisque le CBD est légal au Maroc, peut-on cultiver son propre chanvre à la maison ? La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non — voici ce que dit précisément la loi 13-21.
Ce que légalise réellement la loi 13-21
La loi 13-21 encadre la culture du cannabis à des fins médicales, cosmétiques et industrielles — mais elle ne l’ouvre pas librement à tout particulier. La culture reste soumise à une autorisation préalable de l’ANRAC, qu’il s’agisse d’un agriculteur individuel, d’une coopérative ou d’une entreprise. Il n’existe pas, à ce jour, de régime permettant à un particulier de cultiver du chanvre CBD chez lui sans licence, même pour un usage personnel.
En clair : la légalisation du CBD au Maroc concerne une filière encadrée, pas une autorisation générale de culture domestique.
Qui peut légalement cultiver du cannabis à dominante CBD au Maroc ?
- Les agriculteurs et coopératives autorisés dans les zones éligibles (principalement le Rif), après obtention d’une licence ANRAC.
- Les opérateurs agréés qui intègrent la culture dans une chaîne de production complète (culture, transformation, commercialisation), comme Moroccocanna.
- Pas les particuliers à titre individuel, en dehors de ce cadre de licence.
Que risque-t-on à cultiver du cannabis sans autorisation ?
Cultiver du cannabis — y compris des variétés à dominante CBD — sans licence ANRAC reste en dehors du cadre légal instauré par la loi 13-21. Le sujet reste sensible et évolutif : pour toute question précise sur votre situation, il est recommandé de se renseigner directement auprès de l’ANRAC ou d’un conseil juridique, plutôt que de se fier à des informations informelles.
Ce que vous pouvez faire légalement, sans licence
- Acheter des produits finis (huile, résine, fleurs, cosmétiques) auprès d’un opérateur agréé — voir notre guide où acheter du CBD au Maroc en toute sécurité.
- Vous informer sur la filière et son fonctionnement, pour comprendre d’où vient le produit que vous achetez.
- Vous rapprocher d’un opérateur agréé si un projet agricole ou entrepreneurial vous intéresse — c’est la voie légale pour entrer dans la filière.
Envisager un projet de culture : la voie légale
Si l’idée de cultiver du chanvre CBD vous intéresse au-delà d’un usage personnel — projet agricole, reconversion, coopérative — la voie passe par une demande de licence auprès de l’ANRAC, généralement en lien avec un opérateur déjà structuré dans la filière. Moroccocanna, actif dans la production depuis la légalisation, peut être un point de contact pour comprendre les étapes concrètes de ce parcours.
FAQ — Cultiver du CBD au Maroc
Non, la loi 13-21 ne prévoit pas d’exception pour la culture personnelle en petite quantité. Toute culture de cannabis nécessite une autorisation ANRAC, quelle que soit l’échelle.
Le cadre légal porte sur l’usage déclaré (médical, cosmétique, industriel) et le respect du seuil de THC du produit final, pas sur une distinction administrative séparée entre « culture CBD » et « culture cannabis » au moment de la licence.
La démarche passe par une demande de licence auprès de l’ANRAC, généralement dans les zones éligibles du Rif. Contactez-nous si vous souhaitez des informations sur ce parcours.
Directement auprès de l’ANRAC, l’autorité compétente sur l’ensemble des questions de licence et de culture encadrée par la loi 13-21.